Chapitre II : Biotechnologies appliquées aux problématiques environnementales
2. Biotechnologies appliquées aux problématiques environnementales
2.1.Changement climatique et évolution des écosystèmes
2.1.1 Changement climatique :
Les gaz tels que la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, l’ozone et le méthane agissent comme le plafond de verre d’une serre dans l’atmosphère en emprisonnant la chaleur et en réchauffant la planète. Ces gaz sont appelés des gaz à effet de serre.
Les émissions provenant des activités humaines telles que la combustion des combustibles fossiles, Les activités agricoles et les changements dans l’utilisation des terres augmentent les niveaux naturels de ces gaz.
Cette augmentation a pour effet de réchauffer la surface de la terre et la basse atmosphère. Les augmentations de la température, si petites soient –elles, donnent lieu à d’autres changements climatiques.
Changement observés au 20°siècle:
- La température mondiale moyenne a augmenté d’environ 0.6°c.
- Le niveau moyen des océans du monde a augmenté de 10 à 20 cm.
- Le volume global des glaciers en suisse a diminué des deux tiers.
- Le mont Kenya a perdu 92 % de sa masse glaciaire et le mont Kilimandjaro en a perdu 82%.
- Une réduction de 40 à 60% de la quantité totale d’eau disponible dans les grands bassins hydrologiquesdu Niger, du lac Tchad et du Sénégal.
- Le retrait de 70% des cotes sablonneuses.
- Le crapaud doré et la grenouille arlequin de Monteverdi, deux espèces disparues, ont été identifiés comme étant les premières victimes des changements climatiques.
A quels changements doit –on s’attendre dans l’avenir :
Les modèles informatisés prédisent une augmentation moyenne de la température mondiale de 1.4 à 5.8 °c d’ici l’année 2100.
- Une nouvelle augmentation du niveau moyen des mers du monde de 9 à 88cm.
- Une augmentation des précipitations dans les régions tempérées et dans le Sud-Est de l’Asie entrainant une probabilité accrue d’inondations.
- Une réduction des précipitations dans le centre de l’Asie, enMéditerranée, enAfrique, dans certaine parties de l’Australie et de la nouvelle Zélande entrainant une probabilité accrue de sécheresse.
- · Une augmentation de la fréquence desmanifestationsclimatiques extrêmesetpuissantes telles queles vagues de chaleur, les orages et les ouragans.
- ·En plus vaste éventail de certaines « maladies à transmission vectorielle » telles que la malaria.
- Un réchauffement accru de l’arctique et de l’antarctique entrainant la disparition de plus grandes quantités de glaces marines.
Les liens entre la diversité biologique et les changements climatiquessont bidirectionnels :les changements climatiques menacent la diversité biologique et la diversité biologique peut réduire les conséquences des changements climatiques.
2.1.2.évolution des écosystèmes.
Les liens entre la diversité biologique et les changements climatiques sont bidirectionnels :les changements climatiques menacent la diversité biologique et la diversité biologique peut réduire les conséquences des changements climatiques.
- Des changements dans la répartition.
- Un taux d’extinction accru.
- Des changements dans les périodes de reproduction.
- Des changements dans la durée des saisons de culture des plants.
- Les mangroves de l’Asie figurent parmi les plus grands territoires restants pour les tigres. L’augmentation prévue des niveaux de la mer pourrait entrainer la perte de l’habitat des tigres et menacer la survie de l’espèce.
- En Afrique, les pressions qu’exercent les périodes sèches de plus en plus petits rendent les éléphants très vulnérables aux changements climatiques.
A . écosystèmes agricoles.
- Les changements climatiques peuvent affecter la croissance et la production des végétaux en favorisant la propagation des parasiteset des maladies.
- Une exposition accrue aux facteurs de stress associés à la chaleur.
- Des changements dans la configuration des pluies.
- Un lessivage accru des éléments nutritifs contenus dans le sollors des pluies intensives.
- Une érosion accrue attribuable à des vents plus forts.
- Un plus grand nombre de feux irréprimés dans les régions plus sèches.
B . écosystèmes des forets.
- Le tiers de la surface de la terre est recouvert de forêts. Environs 45% de la couverture forestière de la terre a été transformée au cours des 8000 dernières années.
- La part La plus importante de cette superficie a été déboisée au cours du dernier siècle.
- Tout changement dans les températures et les précipitations peut avoir des conséquences importantes sur la croissance des forêts et peut modifier le fonctionnement et la composition des forêts.
- Plusieurs gros animaux qui habitent les forets, la moitié des primates et prés de 9% de toutes les espèces d’arbres connues sont déjà menacés d’extinction.
- Les changements climatiques pourraient forcer les espèces à migrer ou à changer de territoire plus rapidement qu’elles ne sont capables de le faire, ce qui entraîner la disparition de certaines espèces (espèces d’épinette blanche de canada).
C . écosystèmes des eaux intérieures.
- Les changements au régime hydrologique découlant des changements climatiques auront des conséquences sur les écosystèmes des eaux intérieures.
- Le réchauffement des rivières.
- Une réduction de la couverture glaciaire.
- Des régimes de mélange modifiés.
- La modification des régimes de débit.
- Une fréquence accrue d’événement extrême tel que les inondations et les sécheresses.
- Des changements dans la reproduction des oiseaux migrateurs qui ont besoin des lacs et des ruisseaux pour se reproduire.
D . écosystèmes marins et côtiers.
- Une érosion accrue des cotes.
- Des inondations côtières plus étendues.
- Les inondations associées aux vagues de tempête plus élevées.
- L’intrusion de l’eau de mer dans les estuaires et les aquifères terrestres.
- L’augmentation de la température de la surface de la mer.
- La réduction de la couverture des glaces marines.
Réduction des conséquences des changements climatiques.
Le maintient et la restauration des écosystèmes indigènes.
- La protection et l’amélioration des services que procurent les écosystèmes.
- La gestion des habitats des espèces en voie de disparition.
- La création de refuges et de zones tampons.
- La création de réseaux d’aires protégées terrestres, d’eau douce et marines qui tiennent compte des changements climatiques prévus.